Je suis triste de ne pouvoir t’avoir à mes cotés
En ce jour d’automne où la cheminée chante et
Vent souffle de toutes ses forces. Les frimas,
Encore lointain, pourtant s’annonce à lents pas.
Userais-je de mon droit d’aînesse pour, tel le
Xanthie, te faire découvrir la nuit sur mes ailes.
Tout alors nous sera permis et je pourrais, enfin,
Emmener celle que chéris et dévore sans faim
Flâner dans ce monde irréel qui n’est qu’à nous !
A l’aube, repus de voyage, nous serons fous
de L'ivresse que nous aurons cultivée dans ce dédale
Rabelaisien où, le sublime enfin côtoie la réalité.
Est-ce péché que de vouloir à toute fin aimé ?
L’ éthique est sauve puisqu’au bout du voyage
Amour est le seul qui fasse abstraction de l’age.
Même si, aujourd’hui, je crois être un peu «vieux» ;
On me dit bien trop souvent que ce n’est pas vrai !
Usurperais-je la place d’un beau jeune homme
Ravi de pouvoir, lui, de sa plume me rayer d’un trait ?
Adhérald