La lumière de tes yeux

Dans l’aube blafarde, que ce matin est curieux.

Une lueur perce le brouillard d’un éclat luisant,

La lumière enfin paraît au fond de tes yeux.

De l’amour, je ne suis qu’un pauvre mendiant

 

Ces deux lacs si profonds que le soleil s’y noie

M’attire irrésistiblement, fruits défendus

Si convoités, qu’un jour, un voleur c’est fait roi !

Prenant les émeraudes qu’il n’a jamais rendues.

 

Il devint l’éternel prisonnier de sa rapine

Et fit rimer, en la circonstance, pour toujours,

Un mot que le poète connaît, que tu devines.

Qu’il soit tourment ou plaisir j’ai nommé l’Amour !

 

Sur sa paillasse, j’envie ce pauvre hère couché

Qui tient toute la richesse du monde sur son cœur.

Dans ces pierres magnifiques aux reflets irisés

Qui n’ont que tendresse et passion pour seules valeurs.

 

Mais je m’éveille, et je sens ton souffle sur mon cou.

Me voici rassuré, car sous tes paupières closes

Reposent encore tes vertes agates dont je suis fou.

Elles renaîtront d’un nouvel éclat, comme la rose !

 

Mouillée par la rosée et séchée au soleil

Du printemps qui la rend si belle, presque indécente.

Qu au jardin, parmi les fleurs elle est une merveille

Au même titre que tu es, mon amour, mon amante !

Adhérald